Contact, chaleur, portage

Le bébé qui vient de naitre a besoin d’être en contact avec ses parents.

Il vient de passer 9 mois dans le ventre de maman, il a besoin d’un temps de transition.

Ecoutez-vous et portez-le en écharpe ou dans un T-shirt peau à peau autant que vous le souhaitez au cours de la journée.

Ecoutez-vous et gardez-le sur votre ventre ou contre vous la nuit*.

Les « récipients » à bébé ne servent que ceux qui les vendent. Nul besoin de berceau, landau, poussette, transat et cosy (en dehors de la voiture bien sûr), sauf en cas de douleurs de dos ou autres douleurs et pathologies des parents.

De même, si vous aviez préparé une chambre pour bébé et que vous écoutez vraiment ses besoins, cette pièce peut vous servir à autre chose pendant plusieurs mois, c’est auprès de ses parents qu’il a besoin de dormir. Et par la suite, peut-être pourra-t-il rejoindre la chambre de son ainé.

Au fil des semaines, en journée, bébé pourra être posé de plus en plus sur un tapis d’éveil (article sur la motricité libre à venir, vous pouvez déja taper motricité libre et Emmi Pikler dans un moteur de recherche).

Il y a de fortes chances que vous trouviez des personnes de votre entourage pour vous parler des mauvaises habitudes que vous donnez à votre enfant, voyez une belle occasion de travailler sur le lâcher-prise et pour abandonner vos allégeances. De plus, préservez votre intimité familiale, c’est vous qui choisissez où et comment dort votre bébé.

Le seul point de vigilance que j’émets quant au portage concerne l’écoute des pleurs. Le portage ne doit pas être une solution pour stopper les pleurs de bébé. Si vous répondez à ses pleurs par le portage et la ballade et que bébé se réveille dès que vous vous arrêtez ou s’il ne s’endort plus que dans ces conditions, c’est qu’il a probablement besoin que vous écoutiez ses pleurs (voir l’article sur les pleurs).

Si vous sentez qu’il a besoin de pleurer mais avez des obligations immédiates, que vous choisissez de le porter, pas de souci, gardez juste en tête que son besoin de pleurer est reporté.

*Évidemment, sans avoir consommé aucune drogue, médicament et alcool compris.

Pourquoi et comment j’accueille les pleurs de mon bébé

Pourquoi ?

  • C’est sa manière de s’exprimer, de faire sortir ses émotions.
  • Après avoir pleuré, mon bébé est apaisé.
  • Il évacue ainsi ce qui le stresse au quotidien et l’a stressé dans le passé, je ne sais pas quoi mais j’accueille. En même temps, je veille à ce qu’il vive dans un environnement le moins stressant possible.
  • Plus d’infos sur ce mécanisme d’évacuation dans le livre « Pleurs et colères des enfants et des bébés » d’Aletha Solter.

Quand ?

  • Quand ses besoins de base (tétées, rot, pipi/caca, chaleur et contact) sont assouvis et qu’il s’agite, met ses doigts à la bouche.

Comment ?

  • Je le prends dans mes bras ou le mets sur mes genoux,
  • je le regarde,
  • je touche ses mains et/ou son visage,
  • je lui dis qu’il peut pleurer, que je l’écoute,
  • je dis quelques mots qui rassurent : je suis là pour toi, tu es en sécurité, je t’aime puis je me tais la plupart du temps d’écoute,
  • j’écoute ses pleurs jusqu’à ce qu’il s’endorme ou soit apaisé.

Remarques et conseils

  • Si les pleurs sont entendus au fur et à mesure, cela ne dure pas longtemps, s’ils ne le sont pas cela peut durer 2h.
  • Si les pleurs sont entendus en journée, vous éviterez une grosse décharge le soir ou la nuit.
  • Il est d’autant plus facile d’écouter sereinement les pleurs de son enfant si nous avons la compréhension de ce mécanisme physiologique et nécessaire d’évacuation et si nous sommes nous-mêmes « à jour » de notre besoin d’évacuation (des pleurs non évacués ou non écoutés de notre enfance notamment). S’il vous est difficile d’écouter les pleurs de votre enfant, voyez une belle occasion de commencer un thérapie ou au minimum de trouver une oreille expérimentée en écoute empathique.
  • Attention ! L’allaitement à la demande (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à un sur-allaitement dans les moments où bébé a besoin de pleurer et non de téter (voir l’article sur l’allaitement à la demande).
  • Attention ! Le portage en écharpe (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à porter le bébé pour qu’il s’endorme quand il a besoin de pleurer (voir l’article sur le portage).
  • La tétine et le doudou sont des interrupteurs qui permettent d’empêcher l’évacuation des pleurs et nuisent au développement de la vie émotionnelle du bébé.
  • Bébé cesse de sucer son pouce, de mordiller ses doigts dès qu’il est écouté.

 

 

Accoucher à la maison

J’ai accouché chez moi ce 4 septembre, voici ici mes motivations et satisfactions :

  • Je vis tout l’accouchement avec les mêmes personnes, que j’ai choisies, avec qui j’ai préparé l’accouchement, avec lesquelles j’ai un lien affectif : mon compagnon, une amie doula, une sage-femme.
  • Mon intimité est préservée tout du long, je suis dans ma bulle.
  • Je fais tout le bruit dont j’ai besoin.
  • J’accouche à mon rythme, sans la pression d’un protocole, je n’ai pas besoin de faire de la voiture et des formalités administratives.
  • Je choisis la pièce où j’accouche, je choisis la chaleur et la luminosité.
  • Aucun geste intrusif n’est fait sur moi pendant l’accouchement, pas de prise de sang, de cathéter, de monitoring, d’examen du col…
  • Je reçois quelques conseils justes, brefs, précis, je choisis mes positions, personne ne me dit quand et comment pousser.
  • Aucun geste intrusif n’est fait sur mon bébé, son papa le pose sur mon ventre, il n’est pas nettoyé, ausculté…
  • Je me sens en sécurité avec la sage-femme qui veille au bon déroulé et accomplit les gestes pour le bébé et moi quand c’est le bon moment pour nous. Je sais qu’une cas d’urgence, elle aurait fait les bons gestes et les bons choix.
  • Je ne suis pas tentée par la péridurale, je vis l’accouchement physiologiquement comme une évidence.
  • Après l’accouchement, ma bulle est toujours préservée et mon ainé nous rejoint.
  • Je mange et bois ce que je souhaite.

J’ai connu en 2014 un accouchement à la maternité. Je savoure aujourd’hui le bonheur d’avoir accouché chez moi.

Toutefois, je reconnais complétement l’importance et le savoir-faire des maternités pour les cas difficiles, pathologiques.

Je fais simplement le vœu que les femmes soient davantage conscientes de leur pouvoir, de leur autonomie, de leur capacité à accoucher. Nous ne sommes pas accouchées, nous accouchons.

Sincère et grand merci à toutes les sage-femmes et doulas qui  accompagnent les naissances à domicile.

Je conseille la lecture du livre d‘Ina May Gaskin « Le guide de la naissance naturelle ».

Bien dormir 2

Pour continuer sur les conditions d’un bon sommeil, quelle journée a passé votre enfant ?

A-t-il reçu suffisamment d’amour que ce soit sous forme de câlins, de bisous, de mots doux, de massages, de moments de complicité (un temps de jeu par exemple) ?

S’est-il suffisamment dépensé physiquement ? A-t-il pu jouer librement dehors ? au contact de la nature ?

A-t-il pu exprimer ses sentiments, ses émotions ?

A-t-il eu des occasions de vivre ce qui le nourrit, l’intéresse en ce moment ? que ce soit jouer avec d ‘autres, peindre, construire… ?

Pour un bon sommeil

Premier article sur le sommeil.

Commençons par les conditions matérielles pour un bon sommeil, des petits, comme des grands. D’ailleurs des grands bien reposés sont tellement mieux disposés à accompagner les petits.

D’abord ne pas nuire.

Il ne s’agit pas de tomber dans la parano mais d’offrir à nos enfants (et à nous mêmes) des conditions « saines » de sommeil.

Si vous vous munissez de « volonté » et « simplicité », voici quelques pistes :

Éviter les pollutions électromagnétiques :

  • Éteindre de wifi dans la maison, encore mieux ne jamais l’allumer.
  • Éteindre de DECT (téléphone sans fil) dans la maison, encore mieux ne pas en avoir sans technologie « full eco », il s’agit de la plus grande nuisance électromagnétique de la maison.
  • Apporter le radio-réveil à la déchetterie.
  • Placer la tête de lit à plus d’un mètre de toute prise électrique, même si rien n’est branché dessus.
  • Pas d’écran dans la chambre.
  • Si construction ou rénovation, penser câble blindé, bio-rupteur.

et aériennes :

  • Avoir un matelas et un oreiller en matière naturelle (laine, latex 100% naturel, coco…).
  • Avoir des meubles sans colle, non émissifs de COV.
  • S’abstenir de tous produits chimiques et encens, bougies, huiles essentielles (he de lavande et de tea tree = perturbateurs endocriniens), même et surtout ceux qui sentent bons.
  • Avoir des fenêtres sans COV, surtout pas de PVC mais alu ou bois de qualité.
  • Éviter la présence de plastiques, autres que les numéros 2,4 et 5, qui contiennent des perturbateurs endocriniens.
  • Aérer chaque jour.

Ça fait déjà un bon ménage à faire !

Dans l’idéal la chambre est très sobre.

Le feng shui ajoute quelques recommandations comme la tête au nord ou à l’est (pas à l’ouest, personne n’aime y être !), pas de miroir qui reflète le lit, pas de lit dans un passage d’air entre portes et/ou fenêtres. une recherche sur les couleurs est également intéressante.

Le processus de la présence de M. Brown

Si vous avez visionné le documentaire sur les bienfaits de la médiation, vous avez peut-être envie de passer à l’action !

J’ai commencé à méditer grâce à ce livre conseillé par mon ami Vincent

Le Processus De La Présence - Un Voyage Au Coeur De La Conscience Du Moment Présent de Michael Brown

Je n’avais jamais médité avant de l’ouvrir, j’étais curieuse. Il y a d’abord plusieurs chapitres à lire puis pour chaque semaine une affirmation à se répéter, deux temps de 15 minutes minimum de respiration avec la phrase « Je suis ici maintenant dans ce qui est » à caler sur la respiration, un chapitre à lire.

J’ai décidé de recommencer le cycle 4 ans et demi après le premier.

J’ai appris depuis plusieurs autres manières de méditer et celle-ci m’est la plus facile, c’est celle qui me revient spontanément dès que j’ai l’intention de méditer ou de retrouver un espace de paix.

Vous pouvez lire le début du livre ici.

Le jeu dans la relation enfants-adultes

L’enfant évacue ses émotions refoulées, entre autres, par le rire.

Rire avec les enfants est aussi un chemin de guérison et d’évolution pour les adultes.

Avoir en tête les différents jeux qui aident l’enfant à évacuer nous permet de repérer « des perches » qu’ils nous tendent et si nous sommes dans des conditions favorables à les saisir pour le bien-être de chacun.

Ainsi, par exemple, l’enfant qui monte sur la table pendant le repas alors qu’il sait que c’est un comportement indésirable est en train de créer une occasion de se décharger d’une situation difficile qu’il a vécue (le parent ignore laquelle, ce n’est pas grave). Le parent conscient de cela peut alors mimer un refus exagéré « oh non ! pas sur la table pendant le repas ! », attraper (avec douceur) le bambin et le remettre sur sa chaise, s’il rit et recommence, c’est gagné !

Je vous invite à lire le livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu » d’Aletha Solter.

Voici un résumé des différents jeux abordés dans ce livre:

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Éduquer ses enfants, s’éduquer soi-même

J’adore ce livre de Naomi Aldort !

Elle fait la synthèse de notions intéressantes abordées par Solter, Neil, Holt et ajoute des éclairages clairs sur ce que vit l’enfant et sur les réponses adaptées que peut apporter l’adulte.

Et oui, éduquer ses enfants va bien de pair avec s’éduquer soi-même, oser sortir de sa zone de confort, se déconditionner, sortir de l’illusion, créer un autre paradigme. Pour la joie de tous !

Voici une synthèse que j’ai rédigée à partir de ce que l’auteur appelle la « méthode BAUME » :

Accompagner l’enfant quand il est aux prises avec ses émotions ou quand il a un comportement estimé inapproprié

Quitter ses vieux schémas demande de se montrer tolérant et patient envers soi-même.

Chut !

D’abord se taire pour s’observer : qu’est-ce que cela me fait ? Qu’est-ce que je pense ? De quoi ai-je besoin ? à quel moment je prendrai soin de ce besoin ? Suis-je authentique ou haut en toc (évaluer la pertinence)? Comment serais-je sans ces pensées ?

< Observer ces pensées qui nous induisent en erreur pour retrouver notre amour inconditionnel.

Attention

Je porte toute mon attention sur mon enfant. Je l’observe. Je ressens mon amour pour lui.

< Se connecter à l’enfant.

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Une expérience, pas une bêtise

Un enfant ne fait pas de bêtises.
Il expérimente, il découvre.

Si son action me dérange, je lui permets de faire une expérience similaire dans un contexte qui me convient, par exemple le sable me conviendra davantage que la farine de châtaignes pour transvaser.

Sans paroles jugeantes ou humiliantes, je range et nettoie et selon son âge et sa compréhension de la situation je l'invite à participer.

De mon côté, j'affine mon discernement : quel est le matériel qui est important pour moi au point que je choisisse de stopper l’expérience...

S'il fait délibérément une action qu'il sait que je n’accepte pas comme mettre les pieds sur la table pendant le repas ou jeter de la nourriture au sol, il me tend probablement une perche pour décharger des émotions refoulées.
Je fais un "oh non, enlève ce pied de là" caricatural, je feins l'agacement, s'il rit c'est gagné ! Il va surement recommencer et rire de plus bel à mon faux agacement. Il décharge par le rire.
Il est possible qu'il ait senti au préalable que je souhaitais le contrôler.
cf"Développer le lien parents-enfants par le jeu" de Solter.

Je m'interroge sur ce qui me dérange sincèrement, sur ce qui me dérange par peur du regard des autres ou par mimétisme de mon éducation.

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