• apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Des apprentissages non linéaires

    Mon fils cadet a 2 ans et 3 mois.

    Jusqu’à la semaine dernière, il ne disait qu’une dizaine de mots et la plupart dans sa langue.

    Même dans sa langue, cela lui permet de développer son langage oral.

    En quelques jours, il s’est mis à parler et à dire de nombreux mots et même quelques phrases « Papi pécher poisson ».

    Nous avons toujours gardé confiance et ne nous lui avons mis aucune pression, pas d’attente, confiance totale dans son propre rythme.

    Confiance oui, observation, écoute et soutien aussi, ces dernières semaines je l’ai accompagné par un travail énergétique.

     

    Les apprentissages ne sont pas linéaires.

    En apparence, un enfant peut sembler ne pas progresser dans l’acquisition d’un langage pendant plusieurs semaines ou mois.

    En fait, il peut se passer plein de choses à l’intérieur.

    Et d’un seul coup, une nouvelle capacité apparait.

     

    Ceci vaut aussi pour le langage mathématiques par exemple. Un enfant peut ne pas faire de maths, en apparence, et en quelques jours il apparait qu’il a acquis de nouvelles connaissances.

     

    A l’adulte de permettre à l’enfant d’explorer dans une ambiance où il se sent soutenu et reconnu et de l’aider quand cela lui parait juste. L’aider prend de multiples facettes et se passe sur les différents plans physique, émotionnel et mental.

  • harmonisation,  mon offre,  parentalité

    Cadeau !

    J’aime partager sur tous les sujets qui me sont chers : enfance, éducation, parentalité, autonomie, évolution, bien-être.

    J’ai décidé d’offrir tous mes partages (en plus des partages gratuits sur ce blog et les réseaux sociaux) à toutes les personnes qui me demandent l’harmonisation de leur lieu.

    En plus, suite à l’harmonisation, tu bénéficies d’un tarif préférentiel pour des RDV individuels : 60€ pour 1h et 100€ pour 2h !

    Pour plus d’informations sur l’harmonisation, c’est ici !

  • bébé,  parentalité

    Ressources autour de la grossesse, de l’accouchement et des bébés

    Voici les ressources cités lors du direct pour les abonnés de Lulumineuse jeudi 15 octobre spécial « bébés »

     

    Grossesse et accouchement :

    Il y a aussi « Une naissance sans violence » de Frédéric Leboyer, que je n’ai pas lu.

     

    Bébé :

     

    Pleurs :

    Jeu :

    • Lawrence Cohen : « Qui veut jouer avec moi ? »
    • Aletha Solter : « Développer le lien parents-enfants par le jeu »
    • Patty Wipfler : « A l’écoute des enfants » à télécharger gratuitement ici

    Alimentation :

     

    La cohérence cardiaque : un rythme de respiration qui apaise petits et grands (conseillée en 55Hz)

     

    La motricité libre, en images et avec lien ici.

     

    Langue des signes : « Signe avec moi » de Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys

    Fratrie :

    • Catherine Dumonteil Kremer : « La famille s’agrandit »
    • Faber et Mazlich « Frères et soeurs sans rivalité »

     

    Parentalité :

    • Naomi Aldort : « Eduquer ses enfants, s’éduquer soi-même »
    • Faber et Mazlich : « Parents épanouis, enfants épanouis »
    • Le magazine PEPS

     

    Hygiène naturelle infantile

     

    Accouchement à domicile

     

    J’ai cité deux personnes, qui sont mes enseignants côté monde visible, avec Lulumineuse :

    • François Breton, auprès duquel j’ai appris l’Holosynergie (harmoistaion dse lieux)
    • Jacob Vladimir Balga, auprès duquel j’ai appris la DEI (Détoxination émotionnelle et informationnelle) et les constellations familiales intégrales et holistiques

    Et j’ai oublié cet ouvrage sur le massage des bébés :

    • Frédéric Leboyer : « Shantala, un art traditionnel, le massage des bébés »

     

    Si tu souhaites échanger avec moi en visio en petit groupe, j’ai fixé deux RDV :

    • dimanche 25 octobre à 13h pour les futurs parents
    • mercredi 28 octobre à 19h pour parler bébés

    Si tu es intéressé.e mais pas dispo sur ces créneaux, je te propose de t’inscrire, de m’envoyer tes questions avec le contexte, j’y réponds pendant le temps d’échange puis je t’envoie le replay.

    Inscriptions sur mon site ici.

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Direct sur la déscolarisation, le unschooling

    Ce mercredi 16 septembre, j’étais en direct pour les abonnés de Lulumineuse.

    J’ai parlé et répondu aux questions sur la déscolarisation, les apprentissages autonomes, l’école à la maison, le unschooling.

    Si tu souhaites voir ce direct en replay, abonne-toi sur le site de Lulumineuse !

    www.lulumineuse.com

    En plus de voir cette vidéo, tu auras accès à d’autres merveilleuses vidéos et autres ressources.

    C’est à partir de 2€ et tu te désabonnes quand tu veux.

    Prochain direct chez Lulumineuse : les bébés !

  • apprentissages,  parentalité,  témoignage,  unschooling

    De la 1ère de la classe au unschooling

    Je suis allée à l’école dès l’âge de 2 ans et 9 mois.

    J’ai quelques souvenirs de maternelle, mon amitié avec

    Céline Chaises

    , deux maitresses très gentilles, une très méchante, les histoires de Dinomir, la cour en bitume.

    A partir du CP, je suis entrée pile poil dans le moule de la bonne élève et j’ai commencé à courir après tous les « très bien » et les belles images. Tout ça en ligne droite jusqu’à clôturer mes études par une licence de sciences physiques, major de promo.
    Bien sûr, le métier d’instit me conviendrait à ravir.
    Je me retrouve dans une petite école de campagne, avec une équipe d’enfants inoubliables.
    Avec ma conscience du moment, je vis 5 années de bonheur en leur compagnie. J’apprends beaucoup, je lève un bon paquet de croyances limitantes sur l’éducation, l’école, le développement des enfants, le rôle des adultes.
    Puis mes prises de conscience m’amènent à quitter le cadre de l’école, une inspiration inévitable m’invite à aller découvrir le monde, moi qui, à 27 ans, n’avais pas raté une rentrée des classes dans un rayon de 90km de ma ville de naissance.
    C’était il y a 9 ans.
    Aujourd’hui, je vis en unschooling avec mes fils.
    J’ai fait sauter tellement de croyances limitantes et erronées inculquées dans mon enfance, dans et en dehors de l’école. Et ça continue…
    Entre temps, il y a eu la création d’une école associative.
    Aujourd’hui, dans le contexte actuel, les apprentissages autonomes en famille sont à mes yeux ce que je peux offrir de plus précieux à mes enfants.
    J’ai à cœur de me mettre au service des parents qui ressentent la même chose dans leur for intérieur mais sont face à des doutes ou des obstacles pour la mise en œuvre.
    Si c’est ton cas, réserve un créneau avec moi, je suis ravie de t’offrir un RDV de coaching de 45 minutes pour t’aider à faire le point sur ta situation : https://calendly.com/emilie-roudier/30min
  • apprentissages,  parentalité,  témoignage

    Il conçoit, je réalise

    Ce matin, temps de jeu avec mon fils ainé.

    Il me demande de réaliser des médaillons pour ces peluches. Il a bien conçu dans sa tête le médaillon. Il va chercher tout le matériel nécessaire.

    Ce qu’il a imaginé demande une dextérité qu’il n’a pas encore. J’accomplis étape après étape ce qu’il me demande. Je ne cherche pas à modifier ses plans ou à lui faire réaliser lui-même. A la fin, je lui propose une solution pour que le médaillon tienne comme il le souhaite.

    Il est très content du résultat.

    En même temps que j’opérais, j’ai réalisé que la situation est inverse avec ce que l’on me demandait de faire à l’IUFM : c’est moi qui concevais et les enfants réalisaient.

    Et qu’en est-il d’un instit du 3ème type ?

    Il met en place pour que les enfants puissent concevoir leurs projets et les réaliser. L’enfant fait par lui-même ou avec l’aide d’un autre enfant, ou bien il fait réaliser à un autre enfant. Ou encore, il (ou le groupe ou l’instit) trouve une aide extérieure.

    Et pour plein de petites choses, l’instit fait les petites mains pour les enfants.

    Ce que l’instit conçoit c’est l’aménagement du temps et de l’espace, pas ce que font les enfants. Même s’il ne se prive pas de proposer, orienter, suggérer.

  • parentalité

    Petites questions entre moi et soi

    Sais-tu mobiliser ta force à l’intérieure de toi pour t’élever ?

    Quand tu as repéré un point sur lequel tu souhaites évoluer, que fais-tu pour y arriver ?

    Tu repères le Calimero en toi qui se plaint et t’empêche d’avancer ?

    Tu repères le saboteur en toi qui te trouve des excuses pour remettre à plus tard ? pour esquiver ? pour te trouver des excuses dans ta petitesse ?

    Il y a ce livre qui m’aide à mobiliser ma force et ne pas me contenter de mes petitesses : « Le livre secret de Jeshua » de Daniel Meurois.

  • bébé,  livres,  parentalité

    Je donne de l’attention pour qu’il s’exprime

    Mon bambin suce son pouce depuis que j’ai arrêté prématurément l’allaitement pour cause de soi dentaire (vous remarquerez comme nous n’avons pas tous la même définition de prématurément, ici 20 mois). Je comprends qu’il refoule des émotions difficiles. Je souhaite l’aider à s’exprimer.

    Extrait de « Pleurs et colères des enfants et des bébés » d’Aletha Solter :

    « Quand l’enfant suce son pouce, concentrez votre attention sur lui, prenez-le dans vos bras, touchez-le, établissez un contact oculaire, parlez-lui, captez son attention. au besoin, caressez doucement la main qu’il porte à la bouche – mais sans en faire état. Caresser le front ou la joue d’un bébé en lui accordant une totale attention peut être extrêmement efficace. Quand les enfants sentent qu’une autre personne est réellement présente et disponible , ils retirent spontanément leur pouce de la bouche pour pleurer.

    Si votre enfant plus âgé résiste au contact physique, manifestez joyeusement votre affection et suivez-le s’il s’éloigne de vous. Rassurez-le sur votre désir de rester avec lui. Ne soyez ni surpris ni blessé, s’il se fâche réellement contre vous. »

    La suite dans un prochain article avec l’aide par le jeu et le rire.

  • parentalité

    Je donne les règles du jeu

    Quand j’étais instit, j’ai beaucoup cherché en classe comment donner des repères justes aux enfants pour que nous puissions vivre au mieux dans cet espace partagé.

    Une des premières réponses que je trouve judicieuse est de faire part explicitement aux enfants des « règles du jeu ».

    Qu’est-ce que je souhaite atteindre comme situation ? et comment faisons-nous pour atteindre ceci ?

    Je suis l’adulte responsable, je donne une base au « vivre ensemble » dont je suis le garant.

    Quand j’ai travaillé en centre de loisirs, j’ai pu passer deux semaines de vacances bien agréables avec des enfants que je ne connaissais pas sans lever la voix, sans menacer, avec un souci omniprésent de les respecter, en ayant toujours en tête de leur donner les « règles du jeu », les conditions d’utilisation de tels objets, de tels espaces.

    Quand ces règles du jeu sont claires et justes, elles deviennent habituelles et permettent une ambiance agréable. Tout nouvel enfant qui arrive est imprégné par les pratiques installées.

     

    Et en famille ?

    Et bien, pareil !

    D’abord donner des conditions claires, les choisir au plus juste, au plus respectueux de chacun. Et prendre le temps calmement de guider les enfants pour les mettre en place.

    Quelques exemples pour cette intention : nous souhaitons vivre dans un espace rangé et propre.

    Les règles du jeu peuvent être : ranger en fin de matinée et en fin de journée, tous les restes de découpage (et d’autres activités) sont mis à la poubelle.

    Les adultes pensent l’espace pour que ce soit le plus adapté possible et prévoient les rangements nécessaires.

    Le tout est de bien choisir nos règles du jeu et d’en choisir peu.

    Ensuite, il s’agit d’être le plus habile pour accompagner les enfants et de communiquer en famille pour réguler ces règles du jeu.

    Deux sujets pour de prochains articles !

  • bébé,  parentalité,  témoignage

    Mon bambin suce son pouce

    J’ai fait le choix de me faire retirer mes derniers vieux plombages qui fuyaient. J’ai trouvé un dentiste à Lyon, qui me semble prendre les précautions nécessaires, je ferai un article là-dessus.

    Conséquence : fin de l’allaitement à 20 mois alors qu’il était encore 2 fois par jour.

    Arf…

    Depuis, il suce son pouce.

    L’image du bébé ou bambin qui suce son pouce est « habituelle ».

    Je pourrais tomber dans le piège classique : il a besoin de téter alors il prend ce qu’il trouve son pouce, ce n’est pas un problème, je le laisse faire.

    Ou celui-ci : « C’est pas beau ça ! C’est quoi ce bébé qui totote ! Allez lâche ou je te mets de la moutarde dessus ! »

    Il suce son pouce, cela un sens.

    Il a du chagrin, peut-être de la colère. Au lieu de l’exprimer quand je lui dis « non » pour la tétée, il prend son pouce. C’est à dire : il réprime ses émotions.

    Il se montre également moins joyeux que d’habitude. Quand il suce son pouce, il a le regard dans le vide.

    Il a besoin d’aide !

    Une fois ceci compris, comment faire pour l’aider à s’exprimer plutôt que de réprimer ?

    J’essaie quelques pistes et je vous en reparle !

  • parentalité,  témoignage

    Je m’agace et ça l’agace !

    Hier soir,  je me retrouve malencontreusement devant un écran de télévision !
    Pile au moment où le journal mainstream balance sur mes lanceurs d’alerte préférés.
    Et là, BING, toute la sérénité que je prêche s’évapore, je ne suis pas contente et je râle !
    Ça ne dure pas, je m’en vais.
    Le soir, je demande à mon compagnon s’il veut bien, dans un cas comme celui-ci, juste entrer en contact physique avec moi, pour ramener  ici et maintenant, en douceur.
    Il réceptionne ma demande et dit qu’il tentera de le faire.
    Intérieurement, à l’écoute de son ton et à la vue de ses expressions, j’ai l’intuition qu’il s’est senti agacé de me voir m’agacer ! Il confirme.
    Je me sens triste, c’est justement à ce moment là que j’ai besoin de soutien.
    Et là, TILT dans ma tête !
    Exactement mon point faible avec mon ainé.
    C’est quand il bouscule son petit frère que je peux m’agacer, exactement quand il a besoin de mon soutien.
    Comme mon agacement peut le faire sentir abandonné dans sa souffrance de grand frère.
    Je ressens une grande empathie envers lui.
    Je fais le vœu de faire de mon mieux avec lui pour lui apporter mon soutien.
    Intellectuellement, je savais déjà cela. Là , je le ressens émotionnellement, j’apprends, j’intègre.
    Je regarde dans mon rétro et je constate : pas facile d’être soutenant quand on ne s’est pas senti soutenu.
    Ce constat fait, je connais mon pouvoir de guérison. Je sais qu’il ne tient qu’à moi de prendre en charge mes blessures d’enfance pour les transformer en forces.
    JV Balga (bien sûr il n’est pas le seul) nous invite à devenir notre propre père et notre propre mère et à lâcher les attentes d’illusoire projetées sur nos parents puis sur nos conjoints, nos patrons, l’État…
  • parentalité,  témoignage

    Unis dans la communication, et non dans le positionnement

    Je me suis posée la question : qu’est-ce qui m’aide le plus pour choisir mes « non » de manière juste ?

    Ma réponse : avancer dans cette quête avec mon compagnon.

    Nous communiquons sur nos paroles, actions, réponses auprès de nos enfants.

    Après coup, quand nous en ressentons le besoin, nous nous exprimons nos ressentis positifs et négatifs sur la manière de faire de l’autre et de soi-même. Pour notre premier enfant, puis à l’arrivée du deuxième, nous avions pris l’habitude de le faire chaque soir quand il dormait, dans la co-écoute.

    Sur le moment, si nous ne sommes pas d’accord avec le positionnement ou la manière d’être ou de faire avec nos enfants, nous faisons de notre mieux pour nous l’exprimer.

    Nos enfants peuvent entendre que nous ne sommes pas forcément d ‘accord et que nous en discutons.

    Pas question pour nous de laisser l’autre être injuste.

    Pour en revenir au « non », quand je sens que j’ai du mal à faire un choix, je reporte si cela est possible, je dis à mon enfant que je vais en parler avec son papa.

    Quand je sens que j’ai dit « non » et que je ne me sens pas vraiment juste, je lui demande d’aller demander l’avis à son papa.

    Nous sommes unis dans le but de faire de notre mieux avec nos enfants mais pas dans les réponses que nous apportons, chacun exprime son authenticité, nous ne nous alignons pas sur l’autre « par défaut ».

    Bien sûr, le fait d’avoir un fort taux d’affinités et des valeurs très proches rend la tâche plus simple !

  • j'agis,  parentalité,  témoignage

    Je reprends le temps de jeu, et dès le matin

    Hier, je n’étais pas bonne. Je me suis agacée, au moment, bien sûr, où mon fils avait le plus besoin de moi. Ça ne m’était pas arrivé depuis quelque temps. Rien de grave, mais ce n’est franchement pas agréable pour eux comme pour moi. Quand j’ai senti que j’étais dans la réaction et que je nuisais à notre relation, je me suis isolée quelques minutes, le temps de redescendre.

    J’aspire à m’élever avec mes enfants !

    J’ai pris le temps de me regarder en face : de quoi avais-je besoin pour faire mieux ?

    J’ai passé ma matinée à nettoyer et ranger, j’étais focalisée sur « cet appart est en bazar, d’abord je range et après nous pourrons jouer ». Je n’ai pas pris le temps de jouer de la matinée. L’après-midi, pour la première fois, mon bambin n’a pas fait de sieste. Nous n’avons pas pu prendre notre temps tous les deux avec mon ainé comme d’habitude pendant que son frère dort. De plus, sur cette journée, je n’avais pas de relais entre 8h30 et 18h30.

    J’ai décidé, et j’en ai parlé à mon fils, de prendre un temps de jeu le matin avec lui, après mon petit-déj, de manière prioritaire. Il s’est montré heureux de cette décision.

    J’ai aussi demandé de l’aide pour pouvoir travailler une heure aujourd’hui.

    Alors ce matin, j’ai pris ce temps pour lui. Mon bambin peut passer une grande partie de sa matinée à jouer tout seul. Il a choisi que nous dessinions ensemble. Nous nous sommes installés tous les deux dans un fauteuil. Nous avons ainsi rempli son réservoir d’amour.

    Le temps de jeu, c’est une habitude absolument géniale à prendre !

    Je l’avais lâché et il me revient comme une évidence.

    J’avais écrit un article pour décrire ce qu’est un temps de jeu, clique ici !

     

  • j'agis,  parentalité

    Rembobinons !

    Modifier nos habitudes n’est pas aisé. Comme pour apprendre parler une nouvelle langue ou à jouer d’un instrument de musique, nous avons besoin d’entrainement, de patience, de persévérance et d’empathie envers nous-même.

    Parfois, nous réalisons très rapidement que nous aurions pu faire mieux avec notre enfant.

    A ce moment-là, rembobinons !

    Stop ! Je rembobine ! Je reprends la dernière scène !

    A ce moment, il est possible d’ajouter une touche d’humour en faisant le bruitage et les gestes du rembobinage.

    Et hop, nouvelle scène, en mieux !

    Rembobiner permet de rester dans une relation de confiance avec notre enfant.

    Cela lui montre que nous pouvons réaliser nos erreurs et les rectifier.

    Nous sommes son modèle, il pourra lui aussi rembobiner.

  • je parle,  parentalité

    Merci ! à la place de c’est bien !

    Je fais le choix de dire « Merci ! » ou de dire ce que je ressens plutôt que de dire « c’est bien ! » qui apporte un jugement moral.

    Avec mon bambin, j’ajoute le signe « merci » en langue des signes.

    Dire merci, avoir de la gratitude, est bon pour notre bonheur !

    Dire merci authentiquement à notre enfant lui apprend à dire merci authentiquement.

    Dire merci à notre enfant permet d’installer une relation de confiance.

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Le choix de ne pas corriger à l’oral comme à l’écrit

    Anaël, 5 ans, nous demande de lui épeler des mots chaque jour.

    Pour l’instant il en a mémorisé deux : son prénom et Ami !

    J’ai remarqué que ses S et ses 1 ne sont pas tracés correctement.

    Je lui ai posé la question « Si je vois des chiffres ou des lettres qui ne sont pas tracés correctement, je te le dis ou non ? »

    Sa réponse est très claire : « Non ! »

     

    C’est dans un livre de John Holt « Les apprentissages autonomes » que j’ai lu la première fois cette idée de ne pas corriger les enfants s’ils ne le demandent pas.

    Cela m’a paru évident !

    Nous avons choisi de ne pas corriger à l’oral notre fils et nous ne le faisons toujours pas !

    Ses conjugaisons inventées me font sourire « il faut que tu voises ! »

     

    Irresponsabilité ou confiance illimitée ?

    Ses capacités à s’exprimer sont bien avancées et son attrait pour la langue était très précoce.

    Nous sommes en totale confiance, à l’usage, il adoptera la conjugaison correcte, tout comme il écrira ses S et ses 1 à l’endroit.

    C’est en parlant, écrivant, lisant qu’il apprend la norme écrite et orale.

  • bébé,  dodo,  parentalité,  témoignage

    Avant de dormir, rions ensemble !

    A chaque famille, ses habitudes au moment du coucher.

    Il y a une croyance qui me parait limitante : pas d’agitation avant de dormir.

    Chez nous, aucun problème avec l’agitation avant de dormir.

    En ce moment, après manger, les garçons se déshabillent et sautent sur les lits en rigolant.

    Quand nous les rejoignions, nous prenons un temps avec un enfant chacun et nous suggérons un jeu de contact pour l’aider à décharger.

    Avec notre cadet, 1 an et demi, si nous avons eu dans la journée des moments où nous avons du « l’obliger », nous proposons un jeu avec renversement de pouvoir. Par exemple, il me pousse, je tombe en arrière en feignant l’indignation, s’il rit nous continuons.

    Parfois, nous jouons tous les quatre au rodéo.

    Si notre ainé a eu un moment difficile avec l’un de nous, alors c’est ce parent qui va jouer avec lui. Les « chamailles » l’aident bien à rire et se décharger de nos possibles moments d’autorité.

    Ce moment de jeu, d’excitation , de rire n’est pas systématique, nous suivons les envies et besoins de chacun.

    Et après le rire ?

    Peut-être, pensez-vous qu’ils ne veulent pas dormir ?

    Et bien si !

    Après, ils sont ok pour enfiler les pyjamas et se glisser sous la couette.

    Parfois, après les rires viennent les pleurs. Et oui ! Si le besoin de décharge n’est pas assouvi par le rire alors ce sont les pleurs qui vont terminer l’œuvre. Après avoir ri, la confiance est forte entre nous, l’enfant est en sécurité, il peut lâcher ses pleurs.

    Il n’y a plus qu’à accueillir !

    Nuit tranquille garantie !

     

     

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    J’accompagne son envie d’écrire

    Anaël, 5 ans et 4 mois, est à la maison avec nous, nous pratiquons le unschooling.

    En ce moment, il nous demande fréquemment comment s’écrit tel ou tel mot pour écrire un mot à la voisine, une carte à ses grands-parents ou son cousin, noter quelques mots sur ses dessins ou autres créations, faire une affiche, prendre des notes (cette semaine, il a noté sur un post-it les légumes racines cités sur notre calendrier lunaire avant d’aller au jardin), faire une liste de courses, faire une liste de cadeaux pour son anniversaire…

    Écrire est le chemin le plus direct et le plus naturel vers lire.

    De mon passé d’instit, surgissent parfois des envies de « l’aider » avec des fiches de lecture PEMF, un cahier de mots, des mots-étiquettes…

    Heureusement, tout ceci est assez coûteux en temps et en énergie alors je passe peu à l’action.

    Parfois, je lui propose et il a envie alors nous le faisons. Dans ces moments-là, il me demande de jouer à la maîtresse (il a été à l’école environ 3 mois à temps partiel) et ça m’amuse bien !

    Je dis heureusement car je doute que ces envies de « l’aider » soit nécessaires, elles pourraient même être nuisibles s’il le fait pour me faire plaisir et devance son envie/besoin d’apprendre.

    Mon parti, enfin notre parti, est de répondre à ses questions.

    C’est aussi de le laisser se lancer pleinement dans ses projets.

    C’est également de lui faire des propositions quand il est à court d’idées.

    C’est lui lire les histoires qu’il souhaite, aller chercher des livres à la médiathèque, quand elle est ouverte !

    C’est lui mettre à disposition différents matériels : tableau et lettres magnétiques, tampons de lettres et encre…

    C’est simplement, l’accompagner avec amour dans le développement de ses apprentissages et avoir toute confiance qu’évoluant dans une famille où nous lisons et écrivons quotidiennement, il apprend sereinement à le faire aussi.

    Pas question de lui imposer les minuscules et encore moins la cursive.

    Ce matin, il a passé une demi-heure à inventer une écriture en disant qu’il écrivait un livre dans la langue d’Ami (cf Ami, l’enfant des étoiles) !

     

  • bébé,  parentalité,  témoignage

    Tout nu ! habits, slips, soutifs et pyjamas…

    Depuis quelques semaines, notre bambin d’un et demi adore être tout nu !

    Souvent, il n’a pas envie que nous l’habillions ou bien il retire tous ses habits.

    Chez nous, il fait 19 à 20 degrès.

     

    Quelles réponses apportons-nous ?

    La plupart du temps, pas de souci, « vis tout nu » !

    Quand nous sortons, je prends ses habits dans un sac, nous sortons et une fois dehors, il demande ses habits.

    Si je vois qu’il semble avoir froid alors je lui mets des habits en passant par le jeu s’il n’a pas très envie. Il aime les T-shirts avec des dessins d’animaux et les pulls à poches, ça aide !

    Pour que cela se passe tranquillement, j’ai dû appuyer sur « chut ! » à l’intérieur de moi quelques fois, et l’aide de mon compagnon pour me rappeler que les enfants ont bien plus chaud que moi !

    « Mais il va avoir froid ! »

    Et bien non en fait, il va bien.

    Nous avons à cœur de ne pas brimer les envies, les goûts, les besoins, les explorations, les découvertes de nos enfants. Tout en trouvant un équilibre pour qu’ils vivent dans un environnement sécurisant et responsabilisant.

    De la même manière, nous laissons notre fils ainé libre de ne pas porter de slip, pas de souci.

    D’ailleurs les filles, profitez vous de « cette pause » pour vous libérer de votre soutien gorge ?

    Aussi, pour la nuit, avez vous essayé de vous libérer de votre pyjama ?

    J’avais lu un article sur une étude qui a observé une corrélation entre le niveau de bonheur des gens et leur habitude de dormir tout nu !

  • bébé,  parentalité

    Récit d’une hygiène naturelle

    Quelques jours avant mon premier accouchement, un ami m’a parlé de l’hygiène naturelle, de la possibilité de se passer des couches en étant à l’écoute du besoin d’élimination de son bébé. Curieuse, je lis le livre « Sans couche, c’est la liberté ». Ça alors, bébé communique son envie de faire pipi et caca dès la naissance ! Impossible pour moi de faire comme si je n’avais rien découvert, je m’y mets ! Oups, j’ai déjà acheté plein de couches lavables et les habits que j’ai ne sont pas adaptés à l’HNI. De plus, bébé nait fin décembre, je ne vais pas le mettre tout nu les premiers mois ! J’en parle à mon compagnon, il est partant. Nous choisissons un bol en plastique pour faire l’affaire.
    Pour notre premier bébé, nous avons perçu son besoin de faire pipi jusqu’à ce qu’il se mette debout et de faire caca jusqu’à ses premiers pas.
    A l’arrivée de notre deuxième bébé, nous avons anticipé et avons demandé en cadeaux de naissance des jambières, des mini couches HNI avec deux élastiques, des langes, des t-shirt longs plutôt que des bodys, un mini-pot avec deux tours de pot (site ecopitchoun).
    Dès sa naissance, c’est parti, je suis totalement à l’écoute de mon bébé, pour une partie, c’est dans le pot pour l’autre dans les langes. Je me prends au jeu, j’écris pendant quelques jours ce que j’observe à quel moment fait-il pipi et caca par rapport aux tétées, à son sommeil et au portage. Et ça marche, des habitudes se dessinent ! Il est né en septembre, cela facilité les premiers mois, il n’a pas besoin de nombreuses épaisseurs. Plus vite les tissus sont retirés, plus j’ai de chance de lui proposer le pot au bon moment et moins je me lasse.
    La nuit, quand il se réveille pour téter, je lui retire sa couche, c’est plus simple avec un pyjama 2 pièces et j’installe le pot sous lui pendant la tétée. Il passe de nombreuses nuits sans salir sa couche. La journée, en plus des moments clés, j’observe ses petits signes. Je ne « gagne » pas à tous les coups, mais ça marche bien. Tout le monde s’y met dans la famille, papa, grand-frère et mamie apprennent à communiquer avec lui sur son élimination.
    Vers 11 mois, nous ajoutons le 3 signes de la langue des signes : pipi, caca et pot. Il apprend vite à signer « caca » et l’utilise pour les deux besoins. Nous lui mettons le pot à disposition. A 12 mois il marche et commence à aller sur le pot. Il ajoute un son, très clair, au signe.
    A présent, il a 18 mois, le pot est à disposition, il y fait ses besoins, disons 9 fois sur 10, dans la journée et sa couche de sieste ou de nuit n’est mouillée que si nous tardons trop à lui retirer son pyjama. Il va aussi sur les toilettes avec le réducteur.
    Ce n’est pas une performance, c’est juste de l’écoute.
    C’est du respect pour lui, il communique avec nous sur son besoin d’élimination, pourquoi le laisserions-nous dans des couches sales ?
    Notre bébé n’est pas particulièrement doué, il se développe juste naturellement.
    Nous ne sommes pas spécialement « connectés », nous sommes à l’écoute de notre bébé et nous lui permettons de s’exprimer et d’être compris. Nous ne coupons pas cette possibilité qu’il a.
    Avec notre premier, nous n’étions pas aussi équipés. Surtout, nous n’avions pas présenté le pot quand il s’est mis à refuser que nous le tenions pour faire caca vers 11 mois. Nous l’avons laissé faire ses besoins dans sa couche même si nous voyions qu’il le faisait. Nous avons rompu cette communication.
    Également, il était gardé quelques heures par semaine et il est rare de trouver une personne prête à jouer le jeu de l’HNI.
    Pour notre deuxième, nous travaillons chacun notre tour avec son papa et, s’il est gardé, c’est par ses grands-parents qui savent communiquer avec lui.
    Choisir de travailler autrement pour être avec ses enfants, c’est un choix, dont je parlerai dans d’autres posts.
    Maintenant que tu as lu ceci, seras-tu de ceux qui s’intéressent aux besoins de bébé et vont se renseigner et tenter l’aventure ?!

  • parentalité,  témoignage

    Atelier parents : Témoignage d’Ariane

    Ariane a participé à un cycle d’ateliers parents que j’ai animé à Crest avec l’association Coop’cinelle, sur une période de 10 mois.

    Avant ces ateliers, j’avais déjà conscience de l’importance d’être à l’écoute des besoins de mon enfant ; c’était plus difficile d’être dans la douceur avec moi-même quand je ne parvenais pas a être celle que je voulais. J’étais souvent frustrée.

    Je n’avais pas vraiment le goût de jouer avec ma fille, je voulais surtout lui donner de la matière à « progresser » dans ses apprentissages.

    Ce qui m’a donné envie de venir à tes ateliers, c’est toi 🙂 Et notamment quand je te vois faire avec tes propres enfants, avec une grande douceur alliée à une juste fermeté, ça m’inspire !

    Ce qui a changé dans ma relation avec mes enfants et dans ma posture de parent depuis, c’est : plus de lâcher prise ! Le fait de partager avec d’autres parents m’a aussi amenée a relativiser les difficultés que j’avais. Plus que de chercher à développer l’intellect de mes enfants, je vois davantage se développer leur personnalité, et ce avec un grand bonheur.

    Ce qui m’a été le plus utile, c’est le temps de jeu libre ! Même si je le mets peu en place, je prends davantage de plaisir à jouer avec mes enfants, en les laissant mener la danse.

    Le jeu spontané aussi, rire ensemble au lieu de cristalliser une frustration (chez moi) qui pourrait virer a énervement. Ça met de la légèreté dans le quotidien.

    J’ai apprécié toutes les connaissances que tu apportes, les pistes bibliographiques, ton écoute, ton partage d’expérience. 

  • évènement,  livres,  parentalité

    Animation à Felletin

    Je serai à la médiathèque de Felletin ce samedi 14 mars à 10h30 pour vous présenter 15 livres pour aider les parents, les grands parents et les pros de l’enfance qui ont envie de s’élever !

    Entrée gratuite

  • bébé,  dodo,  parentalité

    Récit d’un coucher

    Il est l’heure d’aller au lit. Je montre le signe du dodo (en langage des signes) à mon fils, âgé d’un an et deux mois. Il me sourit, il fait également le signe. Je lui demande de venir vers moi. Il se dirige vers ses jeux. « Tu as encore envie de jouer. Tu continueras de jouer demain, maintenant c’est le moment d’aller au lit, viens !». Il vient et veut vite repartir. Je suis assise au sol, je lui montre la chambre, et, tout en douceur, ne le laisse pas retourner jouer. Il n’est pas content, j’accueille complètement et lui montre calmement la chambre, j’ai le temps. Il exprime encore un peu son mécontentement puis va dans la chambre. Je le suis, je ferme la porte, à nouveau il n’est pas content. Je le déshabille, il se laisse faire. Il est joyeux, je le câline, nous jouons, nous rigolons ensemble. Je lui mets sa couche, il veut bien car il a un petit jouet dans ses mains. Je lui montre le pyjama, il ne veut pas que je lui mette. Je joue avec le pyjama, je fais semblant de le mettre, il rit, je continue. J’ai le temps. Il accepte le pyjama. Un gros câlin, « c’est le moment de dormir mon bébé, je te pose dans ton lit ». Il veut sortir, je m’interpose en douceur, « tu restes dans ton lit maintenant ». Il s’allonge, il gigote, il grogne, il ne veut pas lâcher ma main. Je la retire, je la pose sur son dos, je commence à respirer avec le rythme de la cohérence cardiaque. D’autres soirs, il s’endort tranquillement dans ces mêmes conditions. Pourtant, à nouveau, il gigote, il n’est pas tranquille, il ne veut pas lâcher ma main. Je m’éloigne un peu, il se relève. « Tu peux t’endormir tranquille, je vais revenir passer la nuit à côté de toi, comme chaque nuit. » (cododo) « Tu n’as pas envie que je parte, je comprends, je suis partie plusieurs heures aujourd’hui. » Je sens qu’il a besoin de se décharger de ses émotions de la journée. Je pourrais rester à côté de lui et attendre, peut-être une heure que son sommeil l’emporte sur son besoin de s’exprimer. Et probablement, je serais déçue de n’avoir rien fait d’autre de ma soirée et, probablement, il se réveillerait dans la nuit, avec toujours, son besoin de décharger. Je pourrais le laisser pleurer seul dans son lit, non, bien sûr je ne pourrais pas, je ne laisserai pas mon enfant seul avec ses pleurs, dans l’insécurité. Son papa arrive, parfait ! Je souhaite une bonne nuit à mon bébé puis vais rejoindre mon grand garçon pour l’accompagner dans le sommeil, après un gros câlin, peut-être le partage de notre moment préféré de la journée et une histoire inventée par nous deux, ensemble nous allons écouter une méditation de François Breton. Je m’éloigne, bébé pleure. Son papa est là, il accueille complètement « tu voudrais rester avec maman, tu peux pleurer, je suis là, je t’écoute. » Je l’entends pleurer, je sais qu’il est en sécurité affective avec son papa, il peut exprimer son chagrin de m’avoir vue partir deux fois aujourd’hui, il va dormir paisiblement ensuite. Merci papa.