• apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Des apprentissages non linéaires

    Mon fils cadet a 2 ans et 3 mois.

    Jusqu’à la semaine dernière, il ne disait qu’une dizaine de mots et la plupart dans sa langue.

    Même dans sa langue, cela lui permet de développer son langage oral.

    En quelques jours, il s’est mis à parler et à dire de nombreux mots et même quelques phrases « Papi pécher poisson ».

    Nous avons toujours gardé confiance et ne nous lui avons mis aucune pression, pas d’attente, confiance totale dans son propre rythme.

    Confiance oui, observation, écoute et soutien aussi, ces dernières semaines je l’ai accompagné par un travail énergétique.

     

    Les apprentissages ne sont pas linéaires.

    En apparence, un enfant peut sembler ne pas progresser dans l’acquisition d’un langage pendant plusieurs semaines ou mois.

    En fait, il peut se passer plein de choses à l’intérieur.

    Et d’un seul coup, une nouvelle capacité apparait.

     

    Ceci vaut aussi pour le langage mathématiques par exemple. Un enfant peut ne pas faire de maths, en apparence, et en quelques jours il apparait qu’il a acquis de nouvelles connaissances.

     

    A l’adulte de permettre à l’enfant d’explorer dans une ambiance où il se sent soutenu et reconnu et de l’aider quand cela lui parait juste. L’aider prend de multiples facettes et se passe sur les différents plans physique, émotionnel et mental.

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Direct sur la déscolarisation, le unschooling

    Ce mercredi 16 septembre, j’étais en direct pour les abonnés de Lulumineuse.

    J’ai parlé et répondu aux questions sur la déscolarisation, les apprentissages autonomes, l’école à la maison, le unschooling.

    Si tu souhaites voir ce direct en replay, abonne-toi sur le site de Lulumineuse !

    www.lulumineuse.com

    En plus de voir cette vidéo, tu auras accès à d’autres merveilleuses vidéos et autres ressources.

    C’est à partir de 2€ et tu te désabonnes quand tu veux.

    Prochain direct chez Lulumineuse : les bébés !

  • apprentissages,  parentalité,  témoignage,  unschooling

    De la 1ère de la classe au unschooling

    Je suis allée à l’école dès l’âge de 2 ans et 9 mois.

    J’ai quelques souvenirs de maternelle, mon amitié avec

    Céline Chaises

    , deux maitresses très gentilles, une très méchante, les histoires de Dinomir, la cour en bitume.

    A partir du CP, je suis entrée pile poil dans le moule de la bonne élève et j’ai commencé à courir après tous les « très bien » et les belles images. Tout ça en ligne droite jusqu’à clôturer mes études par une licence de sciences physiques, major de promo.
    Bien sûr, le métier d’instit me conviendrait à ravir.
    Je me retrouve dans une petite école de campagne, avec une équipe d’enfants inoubliables.
    Avec ma conscience du moment, je vis 5 années de bonheur en leur compagnie. J’apprends beaucoup, je lève un bon paquet de croyances limitantes sur l’éducation, l’école, le développement des enfants, le rôle des adultes.
    Puis mes prises de conscience m’amènent à quitter le cadre de l’école, une inspiration inévitable m’invite à aller découvrir le monde, moi qui, à 27 ans, n’avais pas raté une rentrée des classes dans un rayon de 90km de ma ville de naissance.
    C’était il y a 9 ans.
    Aujourd’hui, je vis en unschooling avec mes fils.
    J’ai fait sauter tellement de croyances limitantes et erronées inculquées dans mon enfance, dans et en dehors de l’école. Et ça continue…
    Entre temps, il y a eu la création d’une école associative.
    Aujourd’hui, dans le contexte actuel, les apprentissages autonomes en famille sont à mes yeux ce que je peux offrir de plus précieux à mes enfants.
    J’ai à cœur de me mettre au service des parents qui ressentent la même chose dans leur for intérieur mais sont face à des doutes ou des obstacles pour la mise en œuvre.
    Si c’est ton cas, réserve un créneau avec moi, je suis ravie de t’offrir un RDV de coaching de 45 minutes pour t’aider à faire le point sur ta situation : https://calendly.com/emilie-roudier/30min
  • apprentissages,  unschooling

    Il progresse en écriture en écrivant pour communiquer

    Il y a quelques semaines, je vous faisais part de mon respect pour la demande de mon fils de ne pas corriger l’écriture de ses lettres.

    Aujourd’hui, il écrit un courrier pour un nouveau copain dont le prénom comprend un « S ».

    Et là, il me demande dans quel sens faire le « S ».

     

    Logique, il écrit à quelqu’un, en vrai, et il a envie de le faire correctement.

    Logique, il a très envie de lier une amitié avec cet enfant, il prend soin de bien écrire son prénom.

     

    Si vos enfants sont à la maison et ne sont ps soumis à une demande d’écriture hors contexte, hors sens, (hors sol !), commencez-vous à voir une différence dans son rapport à l’écrit ?

     

  • apprentissages,  unschooling

    Quel matériel pour l’école à la maison ?

    Voici le matériel qui me semble nécessaire pour faire l’école à la maison :

    de quoi jouer dedans et dehors,

    de quoi dessiner, peindre, colorier, écrire,

    de quoi fabriquer, bricoler, construire,

    de quoi imaginer, inventer,

    de quoi lire…

    Des cahiers, des fichiers, des livrets d’exercices ? Du matériel de maths ? Pourquoi pas si cela intéresse votre enfant.

    J’ai des fichiers PEMF en lecture et maths, je verrai si cela me sert.

    Ce que j’aime avoir dans les étagères :

    papier, crayons, feutres, peinture, pastel, cire, jeux Smart games, jeux de cartes, puzzles, jeux coopératifs, lego, kapla, mecano, calculatrice, loupe, boussole, jumelles, microscope électronique,instruments de musique, poste CD, CD du Soldat rose et de Pitt Ocha, CD d’histoires, CD de musique classique, nounours, poupées, marionnettes et castelet, cartes de France, d’Europe du monde, globe, appareil photo, enregistreur vocal, fils, perles, livres…

    Du matériel, c’est important, du savoir-être c’est primordiale, dans un autre post !

     

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    Le choix de ne pas corriger à l’oral comme à l’écrit

    Anaël, 5 ans, nous demande de lui épeler des mots chaque jour.

    Pour l’instant il en a mémorisé deux : son prénom et Ami !

    J’ai remarqué que ses S et ses 1 ne sont pas tracés correctement.

    Je lui ai posé la question « Si je vois des chiffres ou des lettres qui ne sont pas tracés correctement, je te le dis ou non ? »

    Sa réponse est très claire : « Non ! »

     

    C’est dans un livre de John Holt « Les apprentissages autonomes » que j’ai lu la première fois cette idée de ne pas corriger les enfants s’ils ne le demandent pas.

    Cela m’a paru évident !

    Nous avons choisi de ne pas corriger à l’oral notre fils et nous ne le faisons toujours pas !

    Ses conjugaisons inventées me font sourire « il faut que tu voises ! »

     

    Irresponsabilité ou confiance illimitée ?

    Ses capacités à s’exprimer sont bien avancées et son attrait pour la langue était très précoce.

    Nous sommes en totale confiance, à l’usage, il adoptera la conjugaison correcte, tout comme il écrira ses S et ses 1 à l’endroit.

    C’est en parlant, écrivant, lisant qu’il apprend la norme écrite et orale.

  • apprentissages,  parentalité,  unschooling

    J’accompagne son envie d’écrire

    Anaël, 5 ans et 4 mois, est à la maison avec nous, nous pratiquons le unschooling.

    En ce moment, il nous demande fréquemment comment s’écrit tel ou tel mot pour écrire un mot à la voisine, une carte à ses grands-parents ou son cousin, noter quelques mots sur ses dessins ou autres créations, faire une affiche, prendre des notes (cette semaine, il a noté sur un post-it les légumes racines cités sur notre calendrier lunaire avant d’aller au jardin), faire une liste de courses, faire une liste de cadeaux pour son anniversaire…

    Écrire est le chemin le plus direct et le plus naturel vers lire.

    De mon passé d’instit, surgissent parfois des envies de « l’aider » avec des fiches de lecture PEMF, un cahier de mots, des mots-étiquettes…

    Heureusement, tout ceci est assez coûteux en temps et en énergie alors je passe peu à l’action.

    Parfois, je lui propose et il a envie alors nous le faisons. Dans ces moments-là, il me demande de jouer à la maîtresse (il a été à l’école environ 3 mois à temps partiel) et ça m’amuse bien !

    Je dis heureusement car je doute que ces envies de « l’aider » soit nécessaires, elles pourraient même être nuisibles s’il le fait pour me faire plaisir et devance son envie/besoin d’apprendre.

    Mon parti, enfin notre parti, est de répondre à ses questions.

    C’est aussi de le laisser se lancer pleinement dans ses projets.

    C’est également de lui faire des propositions quand il est à court d’idées.

    C’est lui lire les histoires qu’il souhaite, aller chercher des livres à la médiathèque, quand elle est ouverte !

    C’est lui mettre à disposition différents matériels : tableau et lettres magnétiques, tampons de lettres et encre…

    C’est simplement, l’accompagner avec amour dans le développement de ses apprentissages et avoir toute confiance qu’évoluant dans une famille où nous lisons et écrivons quotidiennement, il apprend sereinement à le faire aussi.

    Pas question de lui imposer les minuscules et encore moins la cursive.

    Ce matin, il a passé une demi-heure à inventer une écriture en disant qu’il écrivait un livre dans la langue d’Ami (cf Ami, l’enfant des étoiles) !

     

  • témoignage,  unschooling

    Prends-tu un temps pour toi chaque jour ?

    Cela fait deux ans et demi que je suis à la maison avec mes enfants.

    Une clé de l’équilibre familial et de mon équilibre personnel est de prendre chaque jour une heure pour moi.

    Une heure pour prendre soin de mon intérieur.

    Dans notre recherche, en couple, d’harmonie en famille et de l’équilibre de chacun, nous avons aménagé notre emploi du temps pour que chaque parent ait un temps personnel d’une heure par jour.

    Pendant cette heure, je pratique différents outils appris depuis 2010, il y a des fils rouges et de l’improvisé chaque jour.

    Parmi ces outils, il y a les sons curatifs, l’auto-massage, des exercices énergétiques (des livres de Donna Eden et appris avec JV Balga), des méditations, du yoga (kryia en ce moment, voir les posts de Valérie J’espère partagés sur ma page FB), du qi gong, de la danse.

    Si ça te fait envie mais que tu entends ton Calimero intérieur te dire que tu ne peux pas prendre ce temps là ou que tu ne saurais pas quoi faire pendant ce temps-là, chut ! Écoute le ton Calimero. Tu as toujours envie que ce soit lui qui décide dans ta vie ?

    Volonté, patience, persévérance.

    Bien sûr, je sais qu’il y a des cas où c’est plus complexe, pour les parents seuls par exemple.

    Imagine, invente, aménage !

     

     

  • apprentissages,  témoignage,  unschooling

    Laisser l’enfant concentré

    Ce matin, nous recevons un colis.

    Mon fils de 5 ans s’empare du carton.

    Il prend ses ciseaux, son ruban adhésif, ses crayons.

    Il transforme le carton en bateau !

    Il nous demande comment écrire « bateau capitaine Anaël ».

    Plusieurs fois me vient l’idée de lui proposer de se joindre à nous pour différentes choses.

    Et puis non, chut je me tais.

    Un enfant peut passer un très long moment concentré sur son jeu ou la réalisation de son projet.

    Je me souviens d’un retour de classe en PS : Anaël n’était manifestement pas content. Il m’explique qu’il faisait un dessin quand la maitresse a insisté pour qu’il aille rejoindre les autres pour gouter. Il n’avait pas faim, il était concentré sur son dessin.

    A mon sens, l’école « classique » ne permet pas aux enfants de s’investir dans leurs activités, de rester concentrés.

    Au contraire, le découpage du temps en multiples petites tranches induit que les enfants perdent leur concentration spontanée.

    Et, en effet, les plages sont courtes parce que les enfants ne restent pas concentrés sur des activités subies, peut-être dénuées de sens et peut-être même nuisibles à leur développement quand une notion est abordée trop tôt.

    Un des éléments les plus importants pour moi dans notre choix de « unschooling » c’est de donner la possibilité à mes enfants de rester concentrés sur ce qu’ils font.

    Ceci est aussi possible dans une école « nouvelle », les plages peuvent être choisies beaucoup plus longues et peuvent être adaptées à chacun.

    Proposition : Observe ton enfant, il est concentré, tu as envie de lui parler ou de l’interrompre, appuie sur chut !

    S’il est concentré, ça peut attendre, non ?!

    Si ton enfante st déjà le zapping, comment vas-tu faire pour lui permettre de se reconnecter à sa concentration spontanée ?