apprentissages,  parentalité,  unschooling

J’accompagne son envie d’écrire

Anaël, 5 ans et 4 mois, est à la maison avec nous, nous pratiquons le unschooling.

En ce moment, il nous demande fréquemment comment s’écrit tel ou tel mot pour écrire un mot à la voisine, une carte à ses grands-parents ou son cousin, noter quelques mots sur ses dessins ou autres créations, faire une affiche, prendre des notes (cette semaine, il a noté sur un post-it les légumes racines cités sur notre calendrier lunaire avant d’aller au jardin), faire une liste de courses, faire une liste de cadeaux pour son anniversaire…

Écrire est le chemin le plus direct et le plus naturel vers lire.

De mon passé d’instit, surgissent parfois des envies de « l’aider » avec des fiches de lecture PEMF, un cahier de mots, des mots-étiquettes…

Heureusement, tout ceci est assez coûteux en temps et en énergie alors je passe peu à l’action.

Parfois, je lui propose et il a envie alors nous le faisons. Dans ces moments-là, il me demande de jouer à la maîtresse (il a été à l’école environ 3 mois à temps partiel) et ça m’amuse bien !

Je dis heureusement car je doute que ces envies de « l’aider » soit nécessaires, elles pourraient même être nuisibles s’il le fait pour me faire plaisir et devance son envie/besoin d’apprendre.

Mon parti, enfin notre parti, est de répondre à ses questions.

C’est aussi de le laisser se lancer pleinement dans ses projets.

C’est également de lui faire des propositions quand il est à court d’idées.

C’est lui lire les histoires qu’il souhaite, aller chercher des livres à la médiathèque, quand elle est ouverte !

C’est lui mettre à disposition différents matériels : tableau et lettres magnétiques, tampons de lettres et encre…

C’est simplement, l’accompagner avec amour dans le développement de ses apprentissages et avoir toute confiance qu’évoluant dans une famille où nous lisons et écrivons quotidiennement, il apprend sereinement à le faire aussi.

Pas question de lui imposer les minuscules et encore moins la cursive.

Ce matin, il a passé une demi-heure à inventer une écriture en disant qu’il écrivait un livre dans la langue d’Ami (cf Ami, l’enfant des étoiles) !