parentalité,  témoignage

Je m’agace et ça l’agace !

Hier soir,  je me retrouve malencontreusement devant un écran de télévision !
Pile au moment où le journal mainstream balance sur mes lanceurs d’alerte préférés.
Et là, BING, toute la sérénité que je prêche s’évapore, je ne suis pas contente et je râle !
Ça ne dure pas, je m’en vais.
Le soir, je demande à mon compagnon s’il veut bien, dans un cas comme celui-ci, juste entrer en contact physique avec moi, pour ramener  ici et maintenant, en douceur.
Il réceptionne ma demande et dit qu’il tentera de le faire.
Intérieurement, à l’écoute de son ton et à la vue de ses expressions, j’ai l’intuition qu’il s’est senti agacé de me voir m’agacer ! Il confirme.
Je me sens triste, c’est justement à ce moment là que j’ai besoin de soutien.
Et là, TILT dans ma tête !
Exactement mon point faible avec mon ainé.
C’est quand il bouscule son petit frère que je peux m’agacer, exactement quand il a besoin de mon soutien.
Comme mon agacement peut le faire sentir abandonné dans sa souffrance de grand frère.
Je ressens une grande empathie envers lui.
Je fais le vœu de faire de mon mieux avec lui pour lui apporter mon soutien.
Intellectuellement, je savais déjà cela. Là , je le ressens émotionnellement, j’apprends, j’intègre.
Je regarde dans mon rétro et je constate : pas facile d’être soutenant quand on ne s’est pas senti soutenu.
Ce constat fait, je connais mon pouvoir de guérison. Je sais qu’il ne tient qu’à moi de prendre en charge mes blessures d’enfance pour les transformer en forces.
JV Balga (bien sûr il n’est pas le seul) nous invite à devenir notre propre père et notre propre mère et à lâcher les attentes d’illusoire projetées sur nos parents puis sur nos conjoints, nos patrons, l’État…