• livres

    Bibliographie grossesse et accouchement

    Voici la bibliographie que je viens de rédiger pour une amie enceinte.

    – Le guide de la naissance naturelle et Le guide de l’allaitement naturel d’Ina May Gaskin

    – Une naissance heureuse d’Isabelle Brabant

    – Une naissance sans violence, L’art du souffle et Shantalla de F. Leboyer

    – Accouchement, naissance un chemin initiatique et L’attente sacrée de Martine Texier

    – Mon bébé comprend tout  et Pleurs et colères des enfants et des bébés d’Aletha Solter, son site ici

    – Au cœur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat

    – Sans couche c’est la liberté d’Ingrid Bauer (avertissement : il est noté que le « bébé se rendort en tétant », je ne partage pas ce point de vue et renvoie aux livres d’Aletha Solter à ce sujet)

    – Le concept du continuum de jean Liedloff (pas facile à lire mais intéressant)

    – ce site sur la diverisfaction alimentaire

    – ce site sur la motricité

  • apprentissages

    Apprendre à lire

    Cet article est une invitation à se poser des questions, il est fort synthétique. Si votre curiosité est touchée, vous pouvez lire des développements de Bernard Collot ou J-Perre Lepri par exemple.

    Un sujet trop souvent réduit aux deux méthodes syllabique et globale. Certains ont pensé à adopter un mixte des deux : la méthode mixte. Une autre possibilité, qui est celle que je choisis, est aucune des deux, pas de méthode mais une organisation favorable et un accompagnement adéquat.

    Pourquoi ?

    Apprendre à lire est un acte visuel et non auditif.
    Lire ce n’est pas déchiffrer, c’est comprendre le sens.
    Notre langue n’est pas phonétique.
    Les deux méthodes citées ne sont pas des méthodes d’apprentissage mais d’enseignement.
    Apprendre à lire se fait de manière naturelle, ou autonome, à partir du moment où l’enfant évolue dans des lieux où d’autres lisent et écrivent pour de vrai.
    Découper l’apprentissage des sons du plus simple au plus compliqué en moult étapes et lire des mots ou textes sans contexte sort l’activité de lecture de sa réalité et en crée une autre fastidieuse.
    Lire est indissociable d’écrire.

    Je choisis de permettre aux enfants d’évoluer dans un espace où l’écriture et la lecture sont présents, de vivre en multi-âge, de ne rien édulcorer parce que certains ne savent pas lire, de leur lire des histoires, d’afficher différents vrais écrits au mur, de créer des situations où l’on a besoin de lire et écrire, de leur laisser l’accès libre à la bibliothèque y compris les BD, d’utiliser pour tous les mêmes outils écrits liés à l’organisation de la réunion, des métiers, des tableaux de bord….
    Je choisis d’accompagner leur apprentissage : je favorise un climat de confiance entre eux et moi et entre eux pour que celui qui souhaite apprendre puisse poser des questions, je réponds aux questions des enfants sans leur faire déchiffrer ce qu’ils me demandent de lire, j’écris ce qu’il me demandent d’écrire, je ne leur impose pas des temps d’apprentissage de la lecture, je ne les oblige pas à lire à haute-voix.

    Avec ceci, il est encore possible que des enfants n’entrent pas dans la lecture. Je vois quatre raisons : – l’enfant n’est pas en confiance avec moi et n’ose pas me poser des questions,
    – l’enfant sent les attentes ou la pression de ses parents pour qu’il sache lire « dans les temps »,
    – l’enfant n’est pas dans le plaisir d’apprendre à lire car une méthode a été utilisée pour lui enseigner la lecture au préalable et il n’a pas déconstruit cette croyance que lire est compliqué et fastidieux ou perd une grande énergie à déchiffrer phonétiquement toutes les lettres deux par deux,
    – l’enfant a peur d’apprendre au sens décrit par Serge Boimare dans « L’enfant et la peur d’apprendre » car il a des charges émotionnelles à libérer.

    Dans les trois premiers cas patience et confiance de la part de tous les adultes qui éduquent l’enfant apportent la solution. Pour le quatrième, en plus de ces deux qualités un accompagnement psycho-pédagogique pourra aider, là aussi comme décrit par Serge Boimare.

  • parentalité

    Retour de conférence de Brigitte Guimbal

    J’ai eu la joie d’assister ce dimanche à Saillans à la conférence de Brigitte Guimbal du magazine PEPS. Voici ce que j’en ai retenu. Ceci écrit avec mon filtre et ne reprenant pas ses mots directement.

    L’enfant a besoin d’évacuer ses émotions (chagrin, colère, frustration, peur).

    Pour cela, il a besoin d’être écouté par un adulte, avec empathie, sans intervention, sans jugement, sans intellectualisation, juste permettre que ça sorte en se sentant en sécurité, avec un contact au moins visuel, et jusqu’au bout des pleurs, des cris.

    Pour écouter des pleurs, prendre l’enfant dans ses bras ou rester à côté prêt à le faire.

    Pour écouter la colère, laissez taper l’enfant dans vos mains ou dans un coussin que vous tenez, laissez-le exprimer des cris, des paroles « agressives ».

    Pour écouter la frustration d’un enfant, écoutez-le, reconnaissez sa frustration, ne cédez pas pour qu’il puisse aller au bout de l’émotion.

    Pour permettre à un enfant d’accéder à la décharge, le jeu est une bonne porte d’entrée (voir le livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu » d’A. Solter).

    Un enfant qui bloque ses émotions dépense de l’énergie pour les retenir et construit des mécanismes de contrôle et des stratégies de survie.

    Quand un événement vient réveiller une blessure dont l’émotion n’a pas été évacuée, le mécanisme de contrôle peut lâcher et les émotions se déverser, et alors paraitre démesurées face à la situation présente.

    Quand le trop-plein d’émotions refoulées est important l’enfant est perturbé dans son développement. S’il peut lâcher ses émotions en étant écouté, il retrouve ses capacités.

    L’enfant qui n’est pas écouté avec empathie dans ses émotions perd sa capacité d’empathie.

    Un enfant laissé seul quand il exprime une émotion se sent abandonné, perd confiance en ses ressentis et en l’adulte.

    Dès la naissance, le bébé a besoin de pleurer sans être empêché de le faire et sans être abandonné à ses pleurs.

    Un enfant qui décharge ses émotions au fur et à mesure est joyeux et peut mettre en attente des émotions jusqu’à ce qu’une personne soit disponible pour l’écouter.

    L’enfant ne pleure pas car il est fatigué, il pleure car, fatigué, il n’a plus assez d’énergie pour retenir ses émotions refoulées.

    Un enfant qui a pris l’habitude de refouler va décharger longuement et fréquemment quand il va commencer à être écouter, pour rattraper le retard. L’aide d’un professionnel peut être nécessaire si les mécanismes et les stratégies sont bien inscrites.

    L’enfant ne fait pas de caprices ou n’agit pas sciemment pour embêter l’adulte, il réagit en fonctions de ses blessures, mécanismes de contrôle et stratégies. Il montre un besoin de décharger ses émotions.

    Un adulte a besoin d’évacuer ses émotions refoulées pour pouvoir écouter sereinement celle des enfants.

  • j'agis,  parentalité

    Accompagner les colères des enfants

    Quand notre enfant entre dans une colère, nous pouvons :

    – nous concentrer sur notre amour pour lui,

    – nous rappeler que ce qui vient de lancer la colère est un prétexte pour qu’elle puisse sortir et que cela va lui faire du bien,

    – le mettre dans un espace où il ne peut ni se faire mal, ni faire mal à un autre, ni abimer du matériel,

    – rester dans la même pièce que lui pour qu’il puisse au minimum nous voir,

    – rester très proche de lui s’il risque de se faire mal, s’il est très jeune, si nous en ressentons le besoin,

    – l’entourer de nos bras si cela nous semble adapté en lui laissant la possibilité de bouger,

    – lui dire quelques mots pour lui exprimer qu’il peut se décharger de sa colère, que nous sommes là, que nous l’aimons,

    – s’il nous tape, lui tendre nos mains pour qu’il frappe dedans, si ceci est insupportable : prendre un coussin dans nos mains,

    – bien respirer, rester dans l’accueil tant que nous pouvons,

    – trouver un relais si nous ne tenons plus, en l’absence de relais lui exprimer que nous ne pouvons plus accueillir son émotion et que nous choisissons de le distraire, ou de nous éloigner un peu tout en restant en contact visuel,

    – trouver une écoute empathique pour nous permettre de lâcher nos propres émotions, ce qui augmentera notre capacité d’accueil et travailler sur nos blessures.

    Il y a des choses que nous pouvons être tentés de faire qui ne respectent pas l’écoute de son émotion. Si nous les faisons, soyons conscients que cela implique que l’émotion n’est plus accueillie.

    – le distraire en parlant, en jouant, en chantant, en le chatouillant, en lui proposant à manger…

    – lui poser des questions,

    – lui demander de faire un choix,

    – lui donner un doudou.

    Dans tous les cas, évitons les paroles blessantes, humiliantes, les jugements, le chantage, la comparaison, la menace.

    Source : les livres d’Aletha Solter et « A l’écoute des enfants » de Patty Wipfler en téléchargement ici.

  • j'agis,  parentalité

    Quand l’enfant tape

    Quand l’enfant tape…

    Mon fils de 2 ans et demi a repoussé, tapé et une fois mordu l’enfant avec lequel il est gardé.
    Situation difficile pour nous, les parents de l’autre enfant et l’assistante maternelle.
    Que dit-il ? Quelle réponse apporter ? et ne pas apporter ?
    Il demande de l’aide. Il montre qu’il y a des tensions en lui, il a besoin des adultes pour s’en décharger.
    Les réponses qui ne font pas avancer le problème :
    Mettre à l’écart, demander de revenir quand il sera calmé (sa maturité émotionnelle ne le permet pas), lui demander de caresser là où il a frappé, lui demander de dire pardon, le faire frapper un coussin de colère, le distraire.
    Tout ceci est emprunt de morale et de jugement. Non seulement cela ne l’aidera pas à sortir de sa difficulté mais en plus cela va induire une mésestime de soi « je suis méchant », une défiance vis-à-vis de l’adulte, une conception que la caresse ou le pardon annule le geste violent, ou dans le cas du coussin l’amener à mettre en lien colère et gestes de frappe.
    De plus, ce n’est pas aidé la « victime » non plus. Elle ne gagnera pas en empathie et la tension non exprimée fera que l’enfant recommencera son geste, peut-être encore plus fort.
    Quand nous avons exprimé à notre fils, avec son père, notre désaccord sur le fait qu’il tape d’autres enfants. Il s’est mis à nous taper aussi ! Merci ! J’ai réalisé son appel à l’aide et me suis souvenue d’un extrait du livre pages 29 et 30 de Patty Wipfler « à l’écoute des enfants ». Je l’ai retrouvé et l’ai lu à mon compagnon.
    Nous avons de suite commencé le jeu-écoute et tout s’est déroulé comme indiqué dans ce texte.
    Le jeu-écoute permet aux parents d’accompagner son enfant dans l’extériorisation de la tension si cela ne s’est pas fait avec l’assistante maternelle.
    Quelle réponse apporter en direct ?
    Dire d’un ton neutre « je ne te laisse pas frapper Susie », « je prends ta main dans la mienne ». Si les larmes n’arrivent pas de suite alors il est bon d’utiliser le rire par un jeu-écoute décrit par Wipfler pour aider les larmes à venir. Et la victime pendant ce temps ?! Bien sûr si elle nécessite un soin, il faut s’en occuper en premier. En dehors de ce cas, cela lui fera autant de bien à elle de voir son camarade décharger sa tension. L’adulte peut également en même temps qu’elle s’occupe de « l’agresseur » avoir un geste d’affection, une parole pour elle.
    Brigitte Guimbal de PEPS propose de donner ses mains à l’enfant pour qu’il tape dedans (et non dans un coussin), je l’ai propsé à mon fils, à ce jour cela ne fonctionne pas.
    Quand l’adulte se veut bienveillant et en même temps utilise les réponses non-satisfaisantes expliquées plus haut, il va s sentir démuni, impuissant, face à cette situation qui se répète. Il peut même en venir à penser que seule la punition viendrait à bout de ce comportement violent.
    Leçons :
    Sous-peser notre réponse au regard de la morale et du jugement, ces deux se cachent dans de nombreuses situations et peut se dissimuler sous la bienveillance.
    Travailler sur nos blessures si l’attitude de l’enfant nous fait parler avec plaintes ou reproches, si nous nous centrons en premier sur l’agression reçue par soi ou l’autre enfant et en perdons la lucidité de l’appel à l’aide exprimé.
  • parentalité

    Jouer avec son enfant

    L’enfant évacue ses émotions refoulées, entre autres, par le rire.
    Rire avec les enfants est aussi un chemin de guérison et d’évolution pour les adultes.
    Avoir en tête les différents jeux qui aident l’enfant à évacuer nous permet de repérer « des perches » qu’ils nous tendent et si nous sommes dans des conditions favorables à les saisir pour le bien-être de chacun.
    Ainsi, par exemple, l’enfant qui monte sur la table pendant le repas alors qu’il sait que c’est un comportement indésirable est en train de créer une occasion de se décharger d’une situation difficile qu’il a vécue (le parent ignore laquelle, ce n’est pas grave). Le parent conscient de cela peut alors mimer un refus exagéré « oh non ! pas sur la table pendant le repas ! », attraper (avec douceur) le bambin et le remettre sur sa chaise, s’il rit et recommence, c’est gagné !

    Je vous invite à lire le livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu » d’Aletha Solter.
    Voici un résumé des différents jeux abordés dans ce livre:


    Jeu symbolique
    – si l’enfant initie un jeu où il met en scène un moment difficile, le parent lui accorde toute son attention (s’il le fait seul, il n’évacue pas).
    – le parent peut initier un jeu symbolique en mettant en scène un conflit ou un moment difficile avec les jouets. Pour cela, le parent choisit un moment calme et reposé, il encourage les jeux de fantaisie, les paroles et les rires. Si l’enfant se replie, il arrête.
    – exemple : l’adulte a peur du chien.

    Jeu de cause à effet
    – une action de l’enfant provoque toujours la même réponse chez l’adulte, l’enfant est aux commandes.
    – exemple : tomber à chaque fois que l’enfant fait tomber sa poupée…
    – ce jeu aide à évacuer l’impuissance, l’angoisse, la perte de contrôle.
    – avec bébé c’est répéter ses paroles et gestes (miroir)
    – plus grand « c’est Jacques a dit ».

    Jeu d’absurdité
    – agir stupidement, faire volontairement des erreurs manifestes ou exagérer votre émotion ou un conflit.
    – exemple : faire des erreurs de manière délibérée comme mettre le slip sur la tête, se tromper de mots…
    – jeu utile aux enfants qui craignent les erreurs.
    – jeu utile quand l’enfant ne veut pas coopérer.
    – jeu utile quand l’enfant a peur.
    – attention : l’enfant ne doit pas se sentir taquiné, ridiculisé.

    Jeu de séparation
    – mettre une petite distance visuelle ou spatiale entre l’enfant et l’adulte
    – exemple : chez le bébé « coucou, caché ! » puis cache-cache
    – jeu utile quand l’enfant a une angoisse de séparation ou de perte
    – attention : si l’enfant se montre en détresse, se retrouver

    Jeu de renversement de pouvoir
    – l’adulte est faible ou effrayé ou maladroit ou stupide ou en colère
    -exemples : bataille de coussins avec adulte faible, adulte effrayé par araignée en plastique tenue par l’enfant, adulte se fait attraper par l’enfant car il est maladroit dans son déplacement, l’adulte feint la colère face à une action de l’enfant et le laisse refaire l’action autant de fois qu’il le veut en continuant de feindre la colère…
    – jeu utile quand l’enfant se sent impuissant, quand il a des parents autoritaires
    – jeu utile quand l’enfant se sent faible ou qu’il est agressif ou cherche la bagarre
    – ce jeu permet de diminuer l’agressivité et d’augmenter la coopération

    Jeu de régression
    – l’enfant régresse délibérément, l’adulte agit en accord avec l’âge mimé pour que l’enfant se sente protégé et aimé
    – jeu utile pour réparer une situation difficile qui a eu lieu à l’âge joué
    – exemple : l’enfant feint de pleurer comme un bébé, le parent le prend dans ses bras comme un bébé

    Pour que cela fonctionne :
    – se laisser  guider par l’enfant et rester flexible,
    – ne pas agir de façon didactique, ne pas corriger,
    – éviter d’interpréter ou analyser son jeu,
    – si l’enfant, rit continuer (sauf chatouilles),
    – éviter de taquiner l’enfant,
    – ne pas jouer quand l’enfant pleure,
    – si l’envie de jouer n’est pas présente pour vous pour l’instant, le dire et ne pas se forcer,
    – si le traumatisme est majeur, se faire aider d’un professionnel, ou si le traumatisme dure plusieurs mois (de jeu).

  • bébé,  parentalité

    Contact, chaleur, portage

    Le bébé qui vient de naitre a besoin d’être en contact avec ses parents.

    Il vient de passer 9 mois dans le ventre de maman, il a besoin d’un temps de transition.

    Ecoutez-vous et portez-le en écharpe ou dans un T-shirt peau à peau autant que vous le souhaitez au cours de la journée.

    Ecoutez-vous et gardez-le sur votre ventre ou contre vous la nuit*.

    Les « récipients » à bébé ne servent que ceux qui les vendent. Nul besoin de berceau, landau, poussette, transat et cosy (en dehors de la voiture bien sûr), sauf en cas de douleurs de dos ou autres douleurs et pathologies des parents.

    De même, si vous aviez préparé une chambre pour bébé et que vous écoutez vraiment ses besoins, cette pièce peut vous servir à autre chose pendant plusieurs mois, c’est auprès de ses parents qu’il a besoin de dormir. Et par la suite, peut-être pourra-t-il rejoindre la chambre de son ainé.

    Au fil des semaines, en journée, bébé pourra être posé de plus en plus sur un tapis d’éveil (article sur la motricité libre à venir, vous pouvez déja taper motricité libre et Emmi Pikler dans un moteur de recherche).

    Il y a de fortes chances que vous trouviez des personnes de votre entourage pour vous parler des mauvaises habitudes que vous donnez à votre enfant, voyez une belle occasion de travailler sur le lâcher-prise et pour abandonner vos allégeances. De plus, préservez votre intimité familiale, c’est vous qui choisissez où et comment dort votre bébé.

    Le seul point de vigilance que j’émets quant au portage concerne l’écoute des pleurs. Le portage ne doit pas être une solution pour stopper les pleurs de bébé. Si vous répondez à ses pleurs par le portage et la ballade et que bébé se réveille dès que vous vous arrêtez ou s’il ne s’endort plus que dans ces conditions, c’est qu’il a probablement besoin que vous écoutiez ses pleurs (voir l’article sur les pleurs).

    Si vous sentez qu’il a besoin de pleurer mais avez des obligations immédiates, que vous choisissez de le porter, pas de souci, gardez juste en tête que son besoin de pleurer est reporté.

    *Évidemment, sans avoir consommé aucune drogue, médicament et alcool compris.

  • bébé,  j'agis,  parentalité

    Pourquoi et comment j’accueille les pleurs de mon bébé

    Pourquoi ?

    • C’est sa manière de s’exprimer, de faire sortir ses émotions.
    • Après avoir pleuré, mon bébé est apaisé.
    • Il évacue ainsi ce qui le stresse au quotidien et l’a stressé dans le passé, je ne sais pas quoi mais j’accueille. En même temps, je veille à ce qu’il vive dans un environnement le moins stressant possible.
    • Plus d’infos sur ce mécanisme d’évacuation dans le livre « Pleurs et colères des enfants et des bébés » d’Aletha Solter.

    Quand ?

    • Quand ses besoins de base (tétées, rot, pipi/caca, chaleur et contact) sont assouvis et qu’il s’agite, met ses doigts à la bouche.

    Comment ?

    • Je le prends dans mes bras ou le mets sur mes genoux,
    • je le regarde,
    • je touche ses mains et/ou son visage,
    • je lui dis qu’il peut pleurer, que je l’écoute,
    • je dis quelques mots qui rassurent : je suis là pour toi, tu es en sécurité, je t’aime puis je me tais la plupart du temps d’écoute,
    • j’écoute ses pleurs jusqu’à ce qu’il s’endorme ou soit apaisé.

    Remarques et conseils

    • Si les pleurs sont entendus au fur et à mesure, cela ne dure pas longtemps, s’ils ne le sont pas cela peut durer 2h.
    • Si les pleurs sont entendus en journée, vous éviterez une grosse décharge le soir ou la nuit.
    • Il est d’autant plus facile d’écouter sereinement les pleurs de son enfant si nous avons la compréhension de ce mécanisme physiologique et nécessaire d’évacuation et si nous sommes nous-mêmes « à jour » de notre besoin d’évacuation (des pleurs non évacués ou non écoutés de notre enfance notamment). S’il vous est difficile d’écouter les pleurs de votre enfant, voyez une belle occasion de commencer un thérapie ou au minimum de trouver une oreille expérimentée en écoute empathique.
    • Attention ! L’allaitement à la demande (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à un sur-allaitement dans les moments où bébé a besoin de pleurer et non de téter (voir l’article sur l’allaitement à la demande).
    • Attention ! Le portage en écharpe (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à porter le bébé pour qu’il s’endorme quand il a besoin de pleurer (voir l’article sur le portage).
    • La tétine et le doudou sont des interrupteurs qui permettent d’empêcher l’évacuation des pleurs et nuisent au développement de la vie émotionnelle du bébé.
    • Bébé cesse de sucer son pouce, de mordiller ses doigts dès qu’il est écouté.

     

     

  • bébé

    Accoucher à la maison

    J’ai accouché chez moi ce 4 septembre, voici ici mes motivations et satisfactions :

    • Je vis tout l’accouchement avec les mêmes personnes, que j’ai choisies, avec qui j’ai préparé l’accouchement, avec lesquelles j’ai un lien affectif : mon compagnon, une amie doula, une sage-femme.
    • Mon intimité est préservée tout du long, je suis dans ma bulle.
    • Je fais tout le bruit dont j’ai besoin.
    • J’accouche à mon rythme, sans la pression d’un protocole, je n’ai pas besoin de faire de la voiture et des formalités administratives.
    • Je choisis la pièce où j’accouche, je choisis la chaleur et la luminosité.
    • Aucun geste intrusif n’est fait sur moi pendant l’accouchement, pas de prise de sang, de cathéter, de monitoring, d’examen du col…
    • Je reçois quelques conseils justes, brefs, précis, je choisis mes positions, personne ne me dit quand et comment pousser.
    • Aucun geste intrusif n’est fait sur mon bébé, son papa le pose sur mon ventre, il n’est pas nettoyé, ausculté…
    • Je me sens en sécurité avec la sage-femme qui veille au bon déroulé et accomplit les gestes pour le bébé et moi quand c’est le bon moment pour nous. Je sais qu’une cas d’urgence, elle aurait fait les bons gestes et les bons choix.
    • Je ne suis pas tentée par la péridurale, je vis l’accouchement physiologiquement comme une évidence.
    • Après l’accouchement, ma bulle est toujours préservée et mon ainé nous rejoint.
    • Je mange et bois ce que je souhaite.

    J’ai connu en 2014 un accouchement à la maternité. Je savoure aujourd’hui le bonheur d’avoir accouché chez moi.

    Toutefois, je reconnais complétement l’importance et le savoir-faire des maternités pour les cas difficiles, pathologiques.

    Je fais simplement le vœu que les femmes soient davantage conscientes de leur pouvoir, de leur autonomie, de leur capacité à accoucher. Nous ne sommes pas accouchées, nous accouchons.

    Sincère et grand merci à toutes les sage-femmes et doulas qui  accompagnent les naissances à domicile.

    Je conseille la lecture du livre d‘Ina May Gaskin « Le guide de la naissance naturelle ».

  • parentalité

    Bien dormir 2

    Pour continuer sur les conditions d’un bon sommeil, quelle journée a passé votre enfant ?

    A-t-il reçu suffisamment d’amour que ce soit sous forme de câlins, de bisous, de mots doux, de massages, de moments de complicité (un temps de jeu par exemple) ?

    S’est-il suffisamment dépensé physiquement ? A-t-il pu jouer librement dehors ? au contact de la nature ?

    A-t-il pu exprimer ses sentiments, ses émotions ?

    A-t-il eu des occasions de vivre ce qui le nourrit, l’intéresse en ce moment ? que ce soit jouer avec d ‘autres, peindre, construire… ?

  • parentalité

    Pour un bon sommeil

    Premier article sur le sommeil.

    Commençons par les conditions matérielles pour un bon sommeil, des petits, comme des grands. D’ailleurs des grands bien reposés sont tellement mieux disposés à accompagner les petits.

    D’abord ne pas nuire.

    Il ne s’agit pas de tomber dans la parano mais d’offrir à nos enfants (et à nous mêmes) des conditions « saines » de sommeil.

    Si vous vous munissez de « volonté » et « simplicité », voici quelques pistes :

    Éviter les pollutions électromagnétiques :

    • Éteindre de wifi dans la maison, encore mieux ne jamais l’allumer.
    • Éteindre de DECT (téléphone sans fil) dans la maison, encore mieux ne pas en avoir sans technologie « full eco », il s’agit de la plus grande nuisance électromagnétique de la maison.
    • Apporter le radio-réveil à la déchetterie.
    • Placer la tête de lit à plus d’un mètre de toute prise électrique, même si rien n’est branché dessus.
    • Pas d’écran dans la chambre.
    • Si construction ou rénovation, penser câble blindé, bio-rupteur.

    et aériennes :

    • Avoir un matelas et un oreiller en matière naturelle (laine, latex 100% naturel, coco…).
    • Avoir des meubles sans colle, non émissifs de COV.
    • S’abstenir de tous produits chimiques et encens, bougies, huiles essentielles (he de lavande et de tea tree = perturbateurs endocriniens), même et surtout ceux qui sentent bons.
    • Avoir des fenêtres sans COV, surtout pas de PVC mais alu ou bois de qualité.
    • Éviter la présence de plastiques, autres que les numéros 2,4 et 5, qui contiennent des perturbateurs endocriniens.
    • Aérer chaque jour.

    Ça fait déjà un bon ménage à faire !

    Dans l’idéal la chambre est très sobre.

    Le feng shui ajoute quelques recommandations comme la tête au nord ou à l’est (pas à l’ouest, personne n’aime y être !), pas de miroir qui reflète le lit, pas de lit dans un passage d’air entre portes et/ou fenêtres. une recherche sur les couleurs est également intéressante.

  • Non classé

    Le processus de la présence de M. Brown

    Si vous avez visionné le documentaire sur les bienfaits de la médiation, vous avez peut-être envie de passer à l’action !

    J’ai commencé à méditer grâce à ce livre conseillé par mon ami Vincent

    Le Processus De La Présence - Un Voyage Au Coeur De La Conscience Du Moment Présent de Michael Brown

    Je n’avais jamais médité avant de l’ouvrir, j’étais curieuse. Il y a d’abord plusieurs chapitres à lire puis pour chaque semaine une affirmation à se répéter, deux temps de 15 minutes minimum de respiration avec la phrase « Je suis ici maintenant dans ce qui est » à caler sur la respiration, un chapitre à lire.

    J’ai décidé de recommencer le cycle 4 ans et demi après le premier.

    J’ai appris depuis plusieurs autres manières de méditer et celle-ci m’est la plus facile, c’est celle qui me revient spontanément dès que j’ai l’intention de méditer ou de retrouver un espace de paix.

    Vous pouvez lire le début du livre ici.

  • j'agis,  parentalité

    Le jeu dans la relation enfants-adultes

    L’enfant évacue ses émotions refoulées, entre autres, par le rire.

    Rire avec les enfants est aussi un chemin de guérison et d’évolution pour les adultes.

    Avoir en tête les différents jeux qui aident l’enfant à évacuer nous permet de repérer « des perches » qu’ils nous tendent et si nous sommes dans des conditions favorables à les saisir pour le bien-être de chacun.

    Ainsi, par exemple, l’enfant qui monte sur la table pendant le repas alors qu’il sait que c’est un comportement indésirable est en train de créer une occasion de se décharger d’une situation difficile qu’il a vécue (le parent ignore laquelle, ce n’est pas grave). Le parent conscient de cela peut alors mimer un refus exagéré « oh non ! pas sur la table pendant le repas ! », attraper (avec douceur) le bambin et le remettre sur sa chaise, s’il rit et recommence, c’est gagné !

    Je vous invite à lire le livre « Développer le lien parent-enfant par le jeu » d’Aletha Solter.

    Voici un résumé des différents jeux abordés dans ce livre:

  • parentalité

    Éduquer ses enfants, s’éduquer soi-même

    J’adore ce livre de Naomi Aldort !

    Elle fait la synthèse de notions intéressantes abordées par Solter, Neil, Holt et ajoute des éclairages clairs sur ce que vit l’enfant et sur les réponses adaptées que peut apporter l’adulte.

    Et oui, éduquer ses enfants va bien de pair avec s’éduquer soi-même, oser sortir de sa zone de confort, se déconditionner, sortir de l’illusion, créer un autre paradigme. Pour la joie de tous !

    Voici une synthèse que j’ai rédigée à partir de ce que l’auteur appelle la « méthode BAUME » :

    Accompagner l’enfant quand il est aux prises avec ses émotions ou quand il a un comportement estimé inapproprié

    Quitter ses vieux schémas demande de se montrer tolérant et patient envers soi-même.

    Chut !

    D’abord se taire pour s’observer : qu’est-ce que cela me fait ? Qu’est-ce que je pense ? De quoi ai-je besoin ? à quel moment je prendrai soin de ce besoin ? Suis-je authentique ou haut en toc (évaluer la pertinence)? Comment serais-je sans ces pensées ?

    < Observer ces pensées qui nous induisent en erreur pour retrouver notre amour inconditionnel.

    Attention

    Je porte toute mon attention sur mon enfant. Je l’observe. Je ressens mon amour pour lui.

    < Se connecter à l’enfant.

  • j'agis,  parentalité

    Une expérience, pas une bêtise

    Un enfant ne fait pas de bêtises.
    Il expérimente, il découvre.

    Si son action me dérange, je lui permets de faire une expérience similaire dans un contexte qui me convient, par exemple le sable me conviendra davantage que la farine de châtaignes pour transvaser.

    Sans paroles jugeantes ou humiliantes, je range et nettoie et selon son âge et sa compréhension de la situation je l'invite à participer.

    De mon côté, j'affine mon discernement : quel est le matériel qui est important pour moi au point que je choisisse de stopper l’expérience...

    S'il fait délibérément une action qu'il sait que je n’accepte pas comme mettre les pieds sur la table pendant le repas ou jeter de la nourriture au sol, il me tend probablement une perche pour décharger des émotions refoulées.
    Je fais un "oh non, enlève ce pied de là" caricatural, je feins l'agacement, s'il rit c'est gagné ! Il va surement recommencer et rire de plus bel à mon faux agacement. Il décharge par le rire.
    Il est possible qu'il ait senti au préalable que je souhaitais le contrôler.
    cf"Développer le lien parents-enfants par le jeu" de Solter.

    Je m'interroge sur ce qui me dérange sincèrement, sur ce qui me dérange par peur du regard des autres ou par mimétisme de mon éducation.

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